Université Populaire du Bassin d'Arcachon

Littérature prolétarienne des précaires

Depuis le début du mouvement prolétarien,
les travailleurs et travailleuses précaires ont investi l’écriture.
Trois exemples contemporains qui perpétuent la filiation et l’enrichissent :

Daniel Martinez, Carnets d'un intérimaire.
Bordelais, l’auteur vit aujourd'hui dans la région bordelaise et a trouvé un emploi stable.
L’ouvrage est un journal de l’intérim tant sur les lieux de travail que dans les coulisses de la vie privée.

Daniel Martinez, Carnets d'un intérimaire, préface de M Pialoux, Agone 2003, 157p.


Le livre blanc de la précarité
.
Les textes de cet ouvrage sont principalement des témoignages.
Le livre est une arme élaborée durant la lutte d'un Collectif Girondin contre les licenciements ainsi que l’embauche immédiate et sans condition des précaires.
La dernière page disait : «Cette page blanche est à vous. Ecrivez votre témoignage…».

Collectif Girondin contre la précarité, Le livre blanc de la précarité, 1998, 44 p.


Sakina Boukhedenna (1959-)
Journal «Nationalité : immigré(e)»
. Ce journal paraît alors que les enfants d’immigrés manifestent au nom de leur dignité et pour le respect. Le récit est un manifeste contre le racisme, le sexisme et l’exclusion tant de l’école française que de la société algérienne.
Sakina Boukhedenna y raconte sa vie, explore l’effet du mépris sur la personne immigrée, raconte la déchirure entre les deux pays et comment nos sociétés sécrètent le "pays de nulle part" où se débattent les "nationalité-immigré" comme elle.
Sur la littérature des prolétaires précaires, voir le numéro double 3/4 de la revue Marginales «Les dépossédés».

Sakina Boukhedenna, Journal «Nationalité-immigré», Paris, L’Harmattan, 1987, 126 p.


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