Université Populaire du Bassin d'Arcachon

Théâtre prolétarien

La dénomination existe dans l’histoire littéraire.
Elle recouvre, la plupart du temps les tentatives théorisées
de représenter la condition ouvrière.
Le théâtre devenait alors un moyen pour affirmer
la solidarité avec le prolétariat en mettant en scène la lutte des classes.

Ce théâtre fut florissant entre 1920 et 1939, notamment, en URSS, au Japon, en Belgique, en Allemagne. Mais il n’a existé que peu d’expériences menées directement par des collectifs de prolétaires. Quand cela a vu le jour, comme aux Etats-Unis, ce fut en général, et durant la même période, sous l’égide d’un syndicat. Il faut dire qu’une barrière au développement d’un théâtre prolétarien réside dans le coût du montage d’une représentation et la disponibilité nécessitée par les tournées.

On peut remarquer, aujourd’hui, à l’initiative d’intellectuels voire de troupes théâtrales professionnelles, la volonté de revenir à cette forme de théâtre. Le secteur du travail social, associatif en général, en est friand, y trouvant un gagne pain qui n’a rien à voir avec le théâtre prolétarien à proprement parler, c’est-à-dire conçu et mené à l’initiative de membres de la classe des exploités. En revanche, de nombreux écrivains prolétariens ont écrit des pièces de théâtre.

C’est le cas de Pierre Hamp (deux tomes, parus à la NRF en 1927 et 1928, rassemblent ses pièces), mais aussi de Régis Phily dont l’œuvre théâtrale reste inédite, de Tomaso Di Ciaula dont l’adaptation théâtrale de Tuta Blu est un succès dans différents pays européens.
Jean-Pierre Levaray a également écrit une adaptation de Putain d’Usine sous le titre : Des Nuits en bleus, éditions libertaires 2006, 64 p..

Sur le théâtre prolétarien dans ses différentes acceptions, voir Cahiers théâtre Louvain n°58/59, «L’ouvrier au théâtre», travaux du laboratoire de recherches sur les arts du spectacle du CNRS, 1987, 363 p.


retour

Université Populaire du Bassin d'Arcachon & Val de l'Eyre
76, bd. Charles de Gaulle - 33138 LANTON - France